Bon. Il est temps de rédiger le premier article. Le premier vrai article, les billets de présentation ne comptent pas dans le lot pour moi. Tout simplement parce qu’une présentation, c’est cinq lignes pour dire ‘coucou, moi c’est X et bienvenue dans Jackass’. Je dois pas m’étaler sur ce point, je sais que je serais capable d’écrire des lignes et des lignes sur du grand n’importe quoi. J’ai quand même eu 15 à mon bac blanc de philo.
En tant que bon professeur que je suis, on m’a lancé un défi. Ecrire un article sur, je cite, ‘Les papillons fluos de Nouvelle Zambie’. Je pense pas que j’écrirais uniquement là-dessus, j’vais donc faire une pierre deux coups. Parlons de tout et n’importe quoi chers amis, je vous propose un billet sur l’inspiration du grand vide.
Qu’est-ce que l’inspiration du grand vide me direz-vous ? Une qualification que je viens d’improviser pour parler de ce sujet. (oui parce que j’suis encore dans ma pulsion ‘j’ai envie d’écrire’, donc je prépare pas mon article, je l’improvise au fil du sujet (encore un bon exemple de l’inspiration du grand vide, vous allez comprendre (ça fait beaucoup de parenthèses tout ça))). L’inspiration, pour éviter de partir dans le philosophique, vient quand le sujet est intéressant, quand celui-ci nous donne envie de plancher dessus. Le sujet, quant à lui, est la plupart du temps important ou même utile pour la suite des évènements.
Cependant, le sujet peut ne pas être si interessant, du coup, on se lasse et on a du mal à écrire dessus.
C’était la minute ‘j’écris quelque chose de sérieux’. L’inspiration du grand vide, c’est de pouvoir être inspiré à écrire absolument n’importe quoi. Savoir varier les mots, les expressions, réussir à les sortir naturellement même s’ils n’ont aucun sens. La difficulté est donc de trouver des suites de mots qui n’ont aucun rapports entre eux.
Par exemple: barbecue, girafe, paillason, jardinière, uranium, huit, esquimau. 7 mots sortis au hasard en moins de dix secondes. Il faut ensuite pouvoir les agencer pour créer une phrase, même si elle n’a aucun sens, dans le genre: Faire un barbecue avec une girafe pensant que les paillassons peuvent être servis comme jardinière d’uranium pour huits esquimaux.
Putain, j’commence à me demander ce que j’écris, sincèrement.
ENFIN BREF. Mon défi était donc de faire un billet sur les papillons fluos de Nouvelle Zambie. Alors nous y voici, nous y voilà, je vous offre sur un plateau d’argent ma création que j’improvise au même moment où j’écris ces lignes. Admire lecteur.
Bienvenue dans un monde où toutes les espèces ne sont pas encore découvertes. Nous pensions que nous avions fait le tour de tous les animaux existants sur cette planète, mais dans les tréfonds marins, nous pouvons encore avoir l’espoir de rencontrer quelques oursins dorés ou mêmes des murennes albinos à longue queue. Si ces espèces parcourent les mers en sillonant les coraux, nous pouvons, en toute logique, imaginer qu’il existe d’autres animaux inconnus dans le monde aérien et terrestre. Avez-vous entendu parler des fourmis zébra ? Minuscules créatures, à moitié zombifiées, dévorant ses semblables (fascinant, je sais). Là n’est pas le sujet. Nous allons nous intéresser à un écosystème particulier, que l’on ne peut rencontrer que dans quelques endroits du monde. Le monde aérien regorge d’espèces: rapaces, insectes, Boeing A380. Mais les papillons dans tout ça ? Savez-vous qu’il existe exactement 457 espèces de papillons (en comptant les papillons rouge-gorge, les papillons myosotis d’Alaska et les papillons tuyau en paille aux antennes fraisées) ? Une espèce n’a été découverte que très récemment (aujourd’hui à 21:42), en Nouvelle Zambie (découvert par moi-même y’a quelques secondes (oui je l’avoue, Google m’a aidé à l’instant). Il s’agirait de papillons roses fluo, avec de grandes ailes poilues sur les pointes.
Ces papillons nommés vulgairement ‘papillonus fluotegurulus‘ pour leurs caractéristiques environnementales ont été trouvés au Nord du pays dans les montagnes. Il s’agirait d’une vallée peu explorée et encore sauvage. Peu de chercheurs s’y sont aventurés de par la dangerosité et la difficulté d’accès, mais John E. Karry, le grand archéologue et écrivain du célèbre ‘Et si je profitais du soleil pour aller à la plage ?’ où il recensait près de 57 variétés de grain de sable, a pu effectuer ses recherches pendant 17 ans.
‘Voici un extrait de son journal: ‘Lors de ma descente parmi les lianes, j’ai pu constater qu’une lueur sortait du fond de cette jungle florissante. Même si les insectes et moustiques tigres me dévoraient les chevilles, mon équipe et moi avons pu atteindre le marais situé à proximité. Ce n’est qu’après quelques heures de marches à travers les mares boueuses et les gerbes de tourbes que nous remarquions des insectes différents des autres qui voletaient autour de nous. Ils dégageaient une odeur nauséabonde, je pense que c’est dû à leur habitat marécageux. Malgré notre avancée dans les marais, nous avions l’impression que le temps s’était arreté, les papillons brillaient tellement, que nous voyons en plein jour. Quoiqu’il en soit nous avions prévu de‘
* Note de l’auteur: la suite a été arraché, il semblerait que John E. Karry a déchiré le morceau de la page pour écrire son numéro de téléphone pour la serveuse du bar O’Connely à l’angle de Trafalgar Square.
Cette découverte a chamboulé le monde scientifique, et il semblerait que ces recherches ne sont pas encore abouties. Après tout, le monde nous réserve encore de nombreuses surprises, mais l’Homme ne s’arretera pas en si bon chemin, l’Univers n’attend qu’à être exploré.
Pour Silver.